« Que sera sera, what ever will be, will be » quelle belle chanson que ma grand-mère me chantait pour me permettre de lâcher-prise et faire confiance à la vie, et surtout, apprendre à me faire confiance.

Chaque époque, chaque tranche de vie nous amènent son lot d’apprentissages. En début d’année, j’ai cessé de travailler deux semaines avant la date prévue de mon accouchement. J’étais certaine de pouvoir planifier toutes mes activités marketing pour les 6 prochains mois, suivre un tutoriel en ligne d’une durée de 12 heures pour en apprendre davantage sur WordPress, suivre une autre formation en ligne sur la parentalité positive, finir la chambre de ma plus vieille, et j’en passe. Finalement, j’ai seulement réussi à faire le quart de ce que j’avais planifié. Être dans le faire, l’activation, le désir de ressentir ce sentiment d’accomplissement qui procure une adrénaline pour continuellement alimenter ce désir d’avancement peut nous amener vers un cercle vicieux sans fin. On s’en met alors beaucoup trop sur les épaules, on augmente notre niveau de stress et c’est alors plus difficile de profiter du moment présent. Notre tête est alors préoccupée à penser à tout ce que l’on doit faire, selon bien sûr les nombreux objectifs que l’on s’est fixés.

L’AVANCEMENT C’EST BIEN,

MAIS L’ÉQUILIBRE C’EST ENCORE MIEUX!

Être dans l’activation c’est quelque chose que je connais bien. En 2e année de formation au CRAM, j’ai décidé d’apprendre à lâcher-prise afin de me permettre d’être dans le moment présent, d’accepter ma réalité au quotidien, me centrer et prioriser le « Être ». À partir du moment où je reviens dans l’ici et maintenant de la relation, je m’offre la possibilité de m’épanouir pour chaque petit moment que je vis. Sortir du faire et le conscientiser à chaque fois que je me fais prendre au piège par « l’activation » me permet de me sentir plus équilibré, bien avec moi-même et avec mon entourage. Sinon, chaque personne ou événement qui me ralentissent dans mes projets deviennent des obstacles me générant une certaine source de stress et affectant mon attitude et mes comportements.

Être parent aujourd’hui nous demande de s’adapter au rythme de la société, mais aussi, et surtout, au rythme de notre enfant afin de lui permettre de s’épanouir pleinement. Le temps est une notion perçue différemment selon notre âge, notre rythme de vie, notre personnalité, notre nationalité, notre profession, etc.  J’aime me rappeler un exemple qui m’avait été donné lors d’un cours universitaire en commerce international sur « Faire affaire avec l’Amérique latine ». Le prof partageait l’exemple où il devait se rendre chez un nouveau client mexicain. Il était en retard et lorsqu’il partagea son désarroi au chauffeur de taxi, celui-ci lui répondit à 20 KM du lieu : « mais vous n’êtes pas en retard, il vous reste encore 5 minutes Monsieur ». Tout ça pour dire qu’au moment présent, il n’était toujours pas en retard. Le temps est une notion qui peut parfois nous imposer des limites selon notre perception de celui-ci. Pour nous aider, il peut être utile de prendre un temps d’arrêt et relativiser la situation. Comme on dit : « S’il n’y a pas mort d’homme, est-ce vraiment si grave? »

Une citation que j’ai aimé cette semaine et qui était indiquée sur le tableau noir de la classe de yoga :

« Vous voulez être malheureux, vivez dans le passé.

Vous voulez être stressé, vivez dans le futur,

et si vous désirez être heureux, vivez dans le moment présent. »

Aujourd’hui, ce que je constate de plus important dans le fait de lâcher-prise est bien sûr le calme et le bonheur que ça me procure, ce réconfort que je m’offre vis-à-vis mes préoccupations, mais surtout, cette confiance en moi que je nourris à chaque fois. Croire que j’ai les moyens aujourd’hui pour faire face aux différentes épreuves de la vie. Il y aura certainement des situations plus difficiles, mais je pourrais trouver les ressources nécessaires pour m’aider à affronter ces épreuves en temps et lieu.

Voici un petit exercice intéressant à faire pour identifier ce qui m’empêche d’avancer, d’atteindre mes objectifs et m’aider à lâcher-prise, revenir dans le moment présent :

  • Mes ressources humaines, financières, matérielles
  • Le temps
  • Obligations familiales, financières
  • Limites personnelles, telles que la fatigue, la maladie

Maintenant, quels sont les éléments sur lesquels j’ai un contrôle, un pouvoir et ceux dont je ne peux rien changer?

  • Qu’est-ce que je peux prioriser?
  • Qu’est-ce que je peux remettre à plus tard?
  • Qu’est-ce que je mettre de côté pour le moment?
  • Quel est mon rapport au rythme? Au temps?

Vouloir tout contrôler nous fait parfois oublier l’essentiel. Nous empêche d’accueillir objectivement l’imprévu, saisir les opportunités de la vie, s’ouvrir à l’inconnu pour nous permettre de grandir. S’offrir la possibilité de réagir spontanément tel qu’un enfant peut avoir plusieurs bienfaits sur nous.

5 Trucs pour intégrer le lâcher-prise dans le quotidien :

  1. Pratiquer un sport afin d’évacuer le méchant (comme on dit;-))
  2. J’aime bien me répéter « Une marche à la fois et j’atteindrai le sommet »
  3. Avoir des objectifs à long terme et accepter que tous les chemins mènent à Rome
  4. Savoir dire non à ce qui ne nous convient pas
  5. Dans les situations plus difficiles, il est parfois impossible de concevoir d’accepter la maladie, les injustices, la perte des gens qu’on aime. La résilience et le pardon peuvent être un espoir à entretenir.

Avant de terminer, j’ai souvent entendu l’expression « Tout est parfait ». Pour ma part, je ne suis pas certaine que tout est parfait, mais je sais que je peux choisir d’accepter, au mieux de ma capacité,  afin de m’aider à trouver l’harmonie dans mon quotidien. Dans les moments où il est plus difficile de lâcher-prise, il peut être aidant de se poser les questions suivantes :

  • Qu’est-ce qui est vraiment important, n’est-ce pas la santé?
  • Être bien avec soi-même et avec les autres?
  • Aimer et être aimé?

Pour conclure et peut-être pour vous inspirer à prioriser le moment présent dans votre quotidien, voici mon lieu pour m’aider à m’enraciner dans l’ici et maintenant.


Maintenant, je vous invite à trouver le vôtre!

Affectueusement,

Marie-Eve