Comment poser ses limites auprès des gens qu’on aime? Comment ne pas vivre de culpabilité en se choisissant en premier? Suis-je égoïste?

 

Pourtant, apprendre à poser ses limites est quelque chose de sain, qui peut nous aider grandement à nous sentir mieux en relation, avec soi et avec les autres. Ça peut nous aider à retrouver l’équilibre dans notre bien-être quotidien.

Poser ses limites, ce qui signifie aussi apprendre à choisir son entourage, à bien déterminer ce que nous voulons de ce que nous ne voulons pas ou de ce que nous ne voulons plus. Chose pas toujours facile à mettre en pratique pour plusieurs raisons telles que l’éducation, la culture, la religion, la peur de ne pas être correct, de déplaire, de ne pas être aimé ou autre, chacun peut avoir ses raisons.

Souvent, on me dit : « Je ne sais pas vraiment ce que j’aime, ce que je veux et ne veux pas, en fait, je ne me connais pas. » Personnellement, pendant plusieurs années, j’ai cru que j’avais une personnalité facile puisque je m’adaptais aisément aux situations et aux gens. Je ne savais justement pas trop ce qui me définissait comme personne, où étaient mes limites. Dans le moment présent, j’étais incapable de trouver l’élément déclencheur qui pouvait faire que je n’étais plus bien dans une situation. C’était souvent après coup que j’en prenais conscience et je restais avec ce malaise, ce non-dit qui me tourmentait et qui prenait beaucoup trop de place dans mon imaginaire.

Être une personne facile à vivre avec une grande capacité d’adaptation et de compréhension peut effectivement être une belle force et un trait de personnalité positif. Mais comment distinguer la force de la défensive? Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans l’oubli de vos besoins? À quel moment le petit drapeau rouge s’agite-t-il pour vous signaler que quelque chose ne va plus?

Voici quelques pistes de réflexion pour vous aider :             

  • Est-ce que vous vivez un malaise dans la relation?
  • Est-ce que vous avez encore une place dans la relation ou bien celle-ci est principalement menée par une seule personne?
  • Est-ce que cela vous convient?
  • Lorsque vous vous affirmez, est-ce que l’autre vous laisse votre place, est-ce que vos besoins sont considérés, sont-ils respectés?

Saviez-vous que vous pouvez vous reprendre? Même lorsque la situation est déjà passée, vous pouvez revenir sur le sujet et rectifier.

Il n’est pas toujours facile de revenir en relation sur une situation qui a été difficile à vivre, le ton réprobateur ou accusateur peut facilement faire surface lorsqu’on n’est pas attentif à notre vécu. La meilleure piste est de s’amener avec ce que la situation nous a fait vivre, avec le sentiment qui reste après coup. Souvent, lorsqu’on aborde un non-dit, on constate qu’on a peut-être mal interprété, qu’on s’est fait trop de soucis pour ce qui en était finalement. En mentionnant le non-dit, on s’offre la chance d’en ressortir soulagé, apaisé si c’est fait de la bonne façon.

Apprendre à poser ses limites, c’est un peu comme faire le grand ménage du printemps. Voir ce qui nous appartient de ce qui nous appartient plus, quelles sont les relations qu’on entretient qui sont bénéfiques comparées à celles qui sont néfastes pour soi? Est-ce qu’elles ont été prolongées trop longtemps sans trop savoir pourquoi? Qu’est-ce qui nous gardait dans cette relation peu ou pas satisfaisante? Qu’est-ce qui m’amène à avoir de la difficulté à mettre fin à la relation?

À quel moment faut-il poser ses limites avant que la situation devienne néfaste pour soi?

Toutes ces questions peuvent être abordées en thérapie. Contactez-moi, je peux vous accompagner par le biais de la thérapie en relation d’aide dans cet apprentissage.

Affectueusement,

Marie-Eve